Sahara: Une pétition pour la libération des séquestrés à Tindouf PDF Imprimer
Écrit par Katherine Junger   
Jeudi, 16 Août 2012 17:03

A l’heure où les négociations pour le règlement définitif du conflit du Sahara occidental se trouvent dans l’impasse, des militants internationaux des droits de l'Homme ont lancé une campagne de collecte de signatures d'une pétition appelant à la libération des Marocains d'origine sahraouie séquestrés depuis 36 ans, dans les camps de Tindouf en Algérie.
Les signataires de la pétition accusent le gouvernement algérien de ne pas respecter ses engagements en termes des droits de l'Homme et pointent du doigt les violations et les abus des dirigeants du Polisario à l'encontre de la population sahraouie séquestrée à Tindouf. Les organisateurs de la campagne tenue sous le signe : "Ouvrez maintenant les camps de Tindouf et libérez les séquestrés", imputent aussi à la communauté internationale, la responsabilité de ce qui se passe dans ces camps, relevant ses défaillances en matière de protection des personnes séquestrées.

Le texte rappelle également les violations des droits de l'Homme commises par l'Algérie dans ces camps essentiellement le droit d'expression et d'opinion. Le texte cite à titre d’exemple les cas du militant sahraoui, Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud et du jeune chanteur Ennajem Allal El Gareh, outre le refus de l'Algérie de fournir à cette population tout document administratif.
La pétition rappelle, en outre, que l'Algérie et le Polisario ont toujours refusé le recensement de la population par les organismes spécialisés des Nations Unies, en violation flagrante des conventions internationales signées par le pays d’accueil, l’Algérie, notamment celle de 1959 relative aux droits des réfugiés et son protocole général depuis 1967.
Cette initiative intervient alors que le Maroc qui a retiré sa confiance à Christopher Ross, attend toujours la nomination d’un nouvel envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara. Selon des sources bien informées à New-York, Ban Ki-Moon devrait nommer l’ancien secrétaire d’état américain, le Général Colin Powell en remplacement de Christopher  Ross. La nomination sera annoncée avant la réunion annuelle de l'Assemblée générale de l'ONU, prévue début septembre prochain pour tenter de débloquer l’impasse devant laquelle bute la reprise des pourparlers informels