Des leaders politiques soulignent les efforts déployés par le Maroc pour le règlement de la question du Sahara

Rabat - Des leaders de partis politiques ont souligné, mercredi à Rabat, les efforts déployés par le Maroc pour trouver une solution à la question du Sahara dans le cadre des Nations Unies, mettant l'accent sur l'initiative marocaine d'autonomie.

Au cours d'un tour de table, à l'occasion d'un dîner offert par le Premier ministre, M. Abbas El Fassi, en l'honneur de l'envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara, M. Christopher Ross, arrivé dans l'après-midi au Maroc, première étape d'une tournée dans la région, l'accent a été mis sur le caractère "audacieux" de cette initiative.

Cette proposition qui répond à l'appel du Conseil de sécurité des Nations unies, est conforme à la légalité internationale et constitue la base de la solution politique et définitive à ce différend régional, ont réaffirmé les leaders politiques.

Ils ont souligné que cette initiative est le fruit d'un vaste processus de consultations démocratiques, participatif et ouvert initié par SM le Roi Mohammed VI. Un processus auquel ont participé aussi bien les partis politiques que les membres du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), organe représentatif des différentes composantes des populations de la région du Sahara.

Dans des déclarations à la presse, les présidents et secrétaires généraux des partis politiques représentés au parlement par un groupe ont indiqué avoir parlé "d'une seule voix" sur la question de l'intégrité territoriale, et souligné que le Royaume ne fera "jamais (...) de concessions concernant la souveraineté nationale".

Pour Mohamed Saâd El Alami, membre de la commission exécutive du parti de l'Istiqlal (PI), cette rencontre a été fructueuse à plusieurs titres dans la mesure où elle nous a permis d'exprimer "nos voeux de réussite" à l'envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies et d'exposer la "justesse de la thèse marocaine" et ses fondements historiques et juridiques.

"Il est du devoir des Nations Unies d'oeuvrer à trouver une solution politique acceptable, par tous, à ce conflit qui n'a que trop duré, et une issue définitive qui permettra de sortir la région de la situation de tension", a-t-il souligné, faisant observer que le Maroc a présenté une proposition qui constitue une base crédible et réaliste pour le règlement de ce conflit.

Pour sa part, le président du Rassemblement national des Indépendants (RNI), M. Mustapha Mansouri, a estimé que "M. Ross a été très sensible" à tous les propos, puisque "nous avons, non seulement, parlé du problème politique des provinces du sud, mais évoqué également les problèmes liés à cette question concernant notamment la sécurité, l'avenir, la paix et la stabilité" dans la région.

"Nous avons fait part à l'envoyé personnel du souhait du Maroc pour une paix durable (à) à travers cette initiative", et souligné que le Royaume "recherche une entente avec tous les pays de cette région mais (à) ne peut jamais faire de concession en ce qui concerne la souveraineté nationale sur ses territoires", a-t-il dit.

Le Premier secrétaire de l'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP), M. Abdelwahed Radi, a indiqué que cette rencontre a permis à M. Ross de constater "l'unanimité et l'unité des points de vue" de tous les partis politiques (opposition et majorité), précisant que le sujet a été traité sous ses différents aspects historique, politique et culturel.

M. Ross a pu se faire une "idée exacte et juste de ce que pense le peuple marocain sur cette question" et des efforts déployés par le Maroc pour son règlement, à travers l'initiative d'autonomie.

Pour sa part, Hassan Benaddi, secrétaire général du Parti authenticité et modernité (PAM) a indiqué que les partis politiques ont expliqué à l'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU, les positions constantes du Maroc en ce qui concerne la question du Sahara, et mis l'accent sur les origines historiques de ce conflit ainsi que sur l'unanimité sans faille du peuple marocain autour de cette question.

Le secrétaire général du parti de la Justice et du Développement (PJD), M. Abdelilah Benkirane, a, de son côté, formé le voeu de voir, M. Ross parvenir à "raisonner nos frères algériens pour qu'ils puissent aller dans le sens de l'histoire", et "réussir dans sa mission".

Pour sa part, le secrétaire général du Mouvement populaire, M. Mohand Laenser, a estimé que "si on recherche, une paix négociée il n'y a pas d'autres bases que le projet marocain d'autonomie", ajoutant, à cet égard, que tout le monde s'accorde à dire que l'Algérie est partie prenante essentielle" à ce conflit et qu'il faut essayer de la "convaincre".

Pour le secrétaire national du Front des forces démocratiques (FFD), M. Thami Khyari, cette rencontre a permis d'expliquer "l'évolution de notre question nationale" et d'exprimer la disposition du Royaume à "coopérer avec le nouvel envoyé pour la recherche d'une solution rapide à ce conflit absurde qui n'a que trop duré".

M. Mahmoud Archane, secrétaire général du Mouvement démocratique et social (MDS), a souligné que tous les partis présents à cette rencontre, ont été "unanimes" à demander à M. Ross de faire en sorte que ce conflit soit définitivement réglé pour que "nous puissions nous occuper davantage de
développement de nos pays respectifs et de construire le Maghreb".

M. Archane s'est dit convaincu que M. Ross "est animé de bonnes intentions et il a donné l'impression de vouloir faire le maximum pour régler ce problème", a-t-il dit.

L'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU avait été nommé à ce poste, en janvier dernier, avec pour mission de travailler avec "les parties et les pays voisins sur la base de la résolution la plus récente du Conseil de sécurité 1813 et des précédentes résolutions en se fondant sur les progrès réalisés jusqu'à présent dans la recherche d'une solution politique, juste et durable", rappelle-t-on.