L'initiative marocaine d'autonomie apporte une nouvelle vision politique (constitutionnalistes)

Rabat, 17/06/07- Plusieurs constitutionnalistes de renom ont souligné que l'initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie au Sahara est porteuse d'une nouvelle vision politique pouvant aider à trouver une solution sérieuse à la question du Sahara.

Ces constitutionnalistes, qui prenaient part, mercredi dernier à Athènes, à un dîner-débat organisé par l'Association marocaine de droit constitutionnel (AMDC) sur le thème "Autonomie régionale, nouvelle frontière de droit constitutionnel : le concept et les implications", ont mis l'accent sur l'importance de cette initiative qui peut être considérée comme un pas en avant dans la recherche d'une solution politique et définitive au conflit autour du Sahara.

Dans une déclaration en marge de cette rencontre, le professeur Folefack Ernest de la faculté de droit de Dshang du Cameroun a indiqué que la proposition marocaine d'autonomie apporte une nouvelle vision politique qui peut servir à trouver une solution sérieuse à la question du Sahara.

Pour sa part, le professeur Wahid Gharavi de l'Université de Téhéran a fait savoir que les participants à cette rencontre ont discuté de tous les aspects liés à l'autonomie et à l'autodétermination, et notamment l'initiative marocaine concernant la question du Sahara.

Il a, à ce propos, exprimé l'espoir de voir cette initiative constituer pour le Maroc, pays amis, "le début d'une solution à un problème qui n'a que trop durer".

De son côté, le professeur Ricardo Ramirez Calvo de l'Université Del Salvador de Buenos Aires en Argentine a qualifié de "très importante" l'initiative marocaine, soulignant qu'elle peut servir de base pour le règlement de la question du Sahara.

Cette rencontre a été organisée en marge du VIIè Congrès mondial de droit constitutionnel, tenu à Athènes du 11 au 15 juin et auquel a participé l'AMDC.

Ont pris part à ce dîner-débat, en plus des membres de la délégation de l'AMDC, d'imminents constitutionnalistes. Il s'agit notamment des professeurs Didier Mauss, ancien président de l'Association française des constitutionnalistes et nouveau président de l'Association internationale de droit constitutionnel, Chris Himsworth, de la faculté de droit d'Edinburgh en Ecosse, membre du groupe des experts indépendants sur la Charte européenne de l'autonomie locale, Mark Power de la faculté de droit de Moncton du Canada, spécialiste des minorités et des questions ethniques, Coutsibou Hélène de la faculté de droit d'Athènes et Vrabie Genoveva, recteur de l'Université Mihail Kogalniceanu de Roumanie.

Figurent également parmi les participants, les professeurs Krystian Complak, vice-doyen de la faculté de droit de l'Université de Wroclaw en Pologne, Katia Blairon de la faculté de droit de Nancy, spécialiste de la régionalisation en Italie, Adali Sâcid de l'Université d'Istanbul en Turquie, Sissoko Makan Moussa de la faculté de droit de Bamako, et Wodie Francis de l'Université d'Abidjan en Côte d'Ivoire.