Bruxelles, 08/01/07- Le Comité spécial chargé du Sahara marocain en Europe (CSCSME) a appelé la Cour européenne des droits de l'homme à intervenir d'urgence pour mettre fin au calvaire des populations séquestrées à Tindouf.

"Nous renouvelons notre appel pour une intervention d'urgence en faveur des familles sahraouies marocaines qui viennent d'être privées des autorisations de sortie des camps de séquestration par les mercenaires du polisario", écrit le président du Comité, M. El Hassane Benhammou dans une lettre adressée au président de la Cour européenne des droits de l'homme et dont la MAP a reçu lundi une copie.

Cette situation, a-t-il ajouté, "accentue davantage les souffrances de ces familles séquestrées à ce jour dans les camps de la haine à Tindouf sur le sol algérien, et aggravent les conditions dramatiques et inhumaines dans lesquelles elles vivent".

Le président du comité, qui dénonce la suspension de ces autorisations, les traitements dégradants que subissent les Marocains séquestrés à Tindouf et le refus de leur recensement, ainsi que le détournement de l'aide humanitaire, appelle à une solidarité internationale et à une mobilisation de toutes les forces vives soucieuses du respect des valeurs universelles des droits de l'homme en vue de mettre fin à cette situation.

Le comité, rappelle-t-on, avait adressé récemment une lettre à la Commission européenne l'appelant à se pencher sur la situation dramatique des familles séquestrées dans les camps de Tindouf, en Algérie, et à intervenir auprès de la communauté internationale et dénoncer "les conditions carcérales sordides et ignobles vécues par ces familles".

Il avait également adressé une lettre similaire au parlement européen l'appelant à agir pour éclairer l'opinion publique internationale sur la situation dans les camps de Tindouf et contribuer activement à la levée du blocus imposé aux populations qui y sont séquestrées.

Dernière modification 08/01/2007 16:03.
©MAP-Tous droits réservés